Des Jouer

Ou la fonction des psychédéliques

L’été est chaud dans mon souvenir, je retrouve pour l’apéro des amis d’une Monelle serveuse, une bande de tox à laquelle j’aurais aimé appartenir. Pour vous situer l’acabit de cette clique je dirais qu’ils bossaient tous dans le même bar et également à des activités moins licites bien que tout autant festive – l’un sera arrêté à cause d’un « colis » en provenance directe de Colombie, l’autre avec une barrette de cent grammes de shit dans le sac qu’il portait sur le dos avant de sauter « pour rire » dans la Seine…

Ils me fascinent et je souris tendrement en me souvenant de cette fois où je les rejoins vers onze heure du matin dans un bar chic rue de Rennes. Ils n’ont pas dormi depuis la fin de leur service de nuit. On se rend chacun notre tour dans les toilettes pour taper des traces et, à coté de ça, on picole et on ripaille gaiement. Quand je dis « on picole », je ne rigole pas, au moment de payer l’addition, vers 18h, le ticket de caisse affichera les nombres suivant :

10 Cotes de bœuf d’1 kg

99 Mojito

On était une dizaine au total et, à quatre, ils nous régalent en payant l’addition de près de mille euros. Ils payent en cash, et on file chez Chou. On va toujours chez Chou dans ces cas là, la table nous en est témouine – la table basse noire ikea classique, option la coke a fait fondre et gondoler le revêtement…

Il n’est pas encore 20h et on enchaine…

Gin, coke, spliff, gin, gin, coke, coke, coke…

« Eh les mecs j’ai de la goutte ! »

Ah la goutte…

Première fois.

Résumé : la fiole de LSD donne ses gouttes, posées délicatement sur le poignet de chacun. Arrive mon tour et la fiole se tarit. Un peu d’eau dans la fiole de Gandalf, on agite bien fort et… je bois quoi ?

(Tout) (Rire) (ej) (je) (Bois) (tuoT)

Mouvement de recul des autres.

Il a pas fait ça quand même ?

Consternation générale.

Eux, là, ils savent ce qui m’attend.

Fond de goutte

TROU BLANC

*

Je n’ai aucun souvenir précis avant 13h le lendemain.

Une Monelle lysérieuse me racontera plus tard :

« tu m’étonnes tu te souviens de rien. J’aurais du noter ce que tu disais mais ça te ferait bader je crois. Au début tout allait bien, on a continué à taper de la c en disant de la merde. Passer une grosse demi heure on a commencé à sentir la petite fille à la batte nous taquiner gentiment. C’était fort pour moi la montée, et d’un coup tu t’es levé et t’es sorti. On a cru que tu étais allé aux chiottes (il n’y en a pourtant pas sur le palier, je ne sais toujours pas d’où vient cette histoire…) alors il a bien fallu dix minutes LSDiques pour que je me lève et décide d’affronter le couloir. Je te trouve pas et il fait noir, un bruit m’indique pourtant que t’es pas loin : j’entends comme de l’eau couler de très haut et une soudaine envie de pisser me saisit. J’avance plus vite – comprend que je tente de taire le mieux possible le vacarme visuel qui pulse en moi – et te trouve la bite à l’air et pissant dans les escaliers de service. Tu ne me reconnais pas et tiens des propos incohérents sur des toilettes de palier et des placards pour nain. Je percute qu’il faut te mettre en sécurité et qu’on est tous dans un état impossible. Mes jambes me portent à peine et des milliers de mouches semblent passer devant mes yeux. On fait une semi squizit, et je parviens après moult tentatives à attraper un taxi nous acceptant. Et là, bon, là tu nous as sorti un show qui a littéralement traumatisé le taxi. J’ai hésité à prendre son numéro pour lui proposer un debriefing pour te situer. Bref pour faire simple, à peine le cul posé dans le taxi que tu t’es mis à dialoguer avec toi même. Littéralement. Tu incarnais tour à tour quatre voix et personnalités différentes dans un dialogue construit sur toi même sachant qu’une d’entre elle ne parlait pas français mais cette langue de ton cru que les autres seules semblaient piper. Oui, la même langue chelou que tu utilisais la fois où on t’a perdu au Showcase. Laisse tomber, badant à souhait. Merci pour la démo de ce qu’est une personnalité multiple… Ca, tu l’as fait pendant tout le trajet et je te passe quand une voix prenait mal ce que disait l’autre, putain j’aurais vraiment du noter ou enregistrer. Mec t’imagine pas, tu t’engueulais toi-même, t’avais des propos d’une violence parfois… Quand on est arrivé devant ta porte tu m’as sorti « ah mais je reconnais ici », heureusement, tu semblais revenir un peu. Puis il a fallu trouver tes clefs et se souvenir du code, dieu merci personne chez toi. Je t’ai affalé sur le canapé, j’ai mis de la musique calme et t’as fermé les yeux, les mains sur ton entrejambe. Je voyais bien que tu dormais pas, t’avais l’air de voyager loin, ton visage se parsemait d’expressions et de rictus. A ce moment j’ai aussi pu laisser aller la petite fille en moi qui grondait. Le lendemain j’ai été réveillé par toi accroupi au sol qui jetais des objets dans une valise, moi déjà ça va bof j’étais encore perchée, mais toi alors… En plus ton nez était totalement bouché, il coulait sans que ça semble t’importuner et tu reniflais comme un porc… Tu devais aller retrouver ta demi-sœur et sa meuf avocate à deauville, tu « préparais » ta valise (je suis parti avec un caleçon, un t-shirt, mon doudou d’enfance, trois cintres, un clavier midi, quinze grammes de shit acheté à l’hôpital, un picsou magazine de 1998 et sans ma carte 12/25). Tu errais d’un bout à l’autre de l’appart en sautillant comme un lutin maléfique, oui oui celui que tu deviens quand t’es toi. Tu disais n’importe quoi, c’était drôle, tu regardais ta montre toutes les sept secondes pour vérifier l’heure… Lapin pressé va, on a passé un bon moment ce matin là perdus dans l’acide lysergique. On a tenté de prendre une douche je crois et il a fallu que j’aille à mon entretien d’embauche. Je sais pas pourquoi on l’a fait, c’était perdu d’avance et dangereux, putain on a pris la caisse pour y aller… »

14h. Je me vois devant l’indiana à montparnasse, guettant « discrètement » par la vitre ce qu’il s’y passe. Monelle au pH encore < 7 et son entretien d’embauche. Débauche. J’hallucine en permanence, la réalité c’est compliqué et divertissant à la fois. La route n’est jamais droite mais ondulée et parsemée d’étoiles brillantes, le trottoir vibre telle la surface de l’eau et des gyrophares à mille couleurs semblent constamment changer l’ambiance visuelle générale. Bonus : tous les humains semblent être difformes et pris dans des activités stupides et/ou incohérentes. Tout le monde me dévisage et voit que je suis cramé.

Merde il est quelle heure ? Montre, 14h05. Et mon train il est à ? billet, ah oui 14H41.

Monelle hagarde sort enfin de l’enfer que semblait être ce lieu sombre, rouge et mouvant. Elle éclate de rire et, me pressant dans ses bras, me dit que la réalité c’est vraiment très très compliqué. Je comprends que Monelle TocToc a passé l’entretien la main au dessus d’une fausse bougie présente sur la table en s’attendant à être brulée… Je sais plus pourquoi mais on s’est séparés à ce moment là. Merde il est quelle heure ? Montre, 14H14. Et mon train il est à ? billet, ah oui 14H41. J’atteint la ligne douze, direction Saint laz. Une minute avant le prochain.

Montre/billet.

Une forme de je est revenu aux manettes, c’est pas glorieux mais opérant.

Gare Saint Lazare, 14H38. Quai déjà annoncé. Je me glisse dans la foule compacte en regardant sans voir, ne me fiant qu’à mes pieds qui avancent. La sensation est presque agréable et le temps semble se suspendre par moment. Le quai vient à moi et un chien avec. Un chien en laisse et au bout, merde, un flic. Shit. Mon cœur accélère la cadence – à mon grand damn. 180BPM ou un truc dans le genre. Le quai et le traquenard s’avancent tranquillement vers moi. Merde merde merde merde merde. La pression monte en moi, je suis au bord de l’implosion, j’envisage carrément de me désaper en hurlant des insanités pour échapper au contrôle. Putain, je ne peux pas me permettre de me faire attraper là. Curieusement les idées de la peur sont tenaces car même dans mon état une forme de lucidité diabolique me saisit. Ne pouvant reculer sans me dénoncer je tente le tout pour le tout et presse le pas en agitant mon billet. Version homme pressé. Je passe le chien, te retourne pas, te retourne pas. Merde il est quelle heure ? Montre, 14H40. Et mon train il est à ? ah oui 14H41, billet. Wagon 6, place 42.

Circulez, y a rien à voir.

Ça passe. Ouf…..

Une fois dans le train, avachi coté fenêtre dans mon espace duo, je souffle enfin. J’ai trois heure à tuer et ça remonte putain – oui hein, faut pas déconner la lucidité c’est en cas d’urgence réelle ou supposée. Je comprends que la petite fille à la batte n’en a donc pas fini avec moi.

*

C’est le premier moment où me reviennent des bribes de la nuit passée. Je me vois voyageant à travers des univers multiples et changeant façon cartoon (oui, c’est un thème récurrent dans mes hallucinations). Des vortex m’aspirent et m’amènent dans différents lieux où j’ai déjà été. Plusieurs scènes de mon enfance ressurgissent, surtout celles restées de travers dans la gorge, les souvenirs coupables et autres chimères de la mémoire. Je suis persuadé de les avoir vécus à nouveau afin d’en changer l’issue. Bah oui, entre ce qu’il s’est vraiment passé et ce que je m’en raconte, il y a parfois un monde et des moyens d’agir. Je me sens presque bien vis à vis de ces aspects de moi que j’avais clivé ; à ce moment je m’accepte et lève les voiles faux couvrant ces souvenirs qui me rongeaient. Je sens un regard nouveau se porter en et hors de moi, encore balbutiant certes, mais c’est une impression douce et rassurante que d’entendre parler cette nouvelle voie.


Le train se déroule au poil jusque l’arrivée inopinée d’un contrôleur. Billet ? (bredouille) j’ai. Et votre carte 12/25 ? (à moitié en riant) ah ça, attendez. J’ouvre ma valise et découvre le carnage : je suis même assez conscient pour comprendre que le contrôleur comprend la situation. Et, bonus plus, ça pue le shit à plein nez. A ce moment, je crois qu’un autre a agi en moi et pour moi. J’ai pris le parti de ne plus feindre ma défonce, laissant un contrôleur sans voix qui s’en fut comme si j’avais eu la peste. Troisième fois que j’utilise cette arcane. A ce stade, je suis plus ou moins revenu à moi tout en expérimentant un réel animé d’une volonté métamorphique.

Enfin ça c’est ce que je me raconte dans le train juste avant qu’on atteigne la gare de Deauville. Après le contrôleur le trajet se déroule sans encombres et je m’imagine des vies grotesques, je rêvasse… Le train c’est bien, la Vie aussi. La réalité se complique soudainement quand il s’agit d’atteindre concrètement l’appartement. Je dois d’abord retrouver l’adresse, la localiser sur un plan et définir l’itinéraire le plus simple pour m’y rendre. Je n’ai ni plans ni smartphone. Mission impossible quoi. Autant je suis capable de rester gentiment assis dans un train, autant planifier et réfléchir sont des capacités que je ne possède même plus en souvenir…

Je finis par appeler ma sœur et, sans entrer dans les détails, lui explique ma situation : « euh je retrouve pas l’adresse, il y a un bus ? » ce à quoi elle me répond l’air exaspéré « on est dimanche, SQUI. Prends un putain de tacos comme je t’ai dit » cela me soulage grandement. Je hèle le premier venu, lui communique l’adresse en tentant d’avoir l’air sérieux et lui me fixe un instant, interloqué – enfin c’est comme ça que j’ai interprété son regard. Il lance le moteur, une radio nulle s’enclenche et roule ma poule. Pour ma part j’élabore tant bien que mal un speech pour expliquer à ma sœur mon état présent, la solution « elle ne s’en rendra pas compte » est la dernière et unique, donc adoptée. Une fois arrivé je réalise que le taxi en province coûte un bras et que le lotissement où je me rends au moins la moitié d’un humain… J’appelle ma sœur, again, et elle finit par sortir pour venir me chercher.

Bon, au moment où elle me voit elle capte :

« Yo, c’est quoi cette tête ? »

Je comprends intuitivement la raison du regard du taxi. Je dois avoir une sale gueule de zombie ou… Oh putain ! Je ne me suis pas changé depuis hier… Je jette un micro regard sur ma tenue : je pensais porter d’autres vêtements et surtout pas un t-shirt blanc ostensiblement sale. J’embrasse à peine le couple, enlève mon t-shirt (« mais… ») et leur explique ma situation.

Enfin ce que j’en sais à ce moment :

« Bon les putes je suis désolé d’arriver comme ça. Je suis en vrac, j’ai pas dormi hier, j’ai presqu’aucuns souvenirs et failli louper le train. J’ai retrouvé Pocahontas et les autres vers midi, on a picolé genre cent mojitos (« oh » de stupeur), laissez tomber les mecs ont raqué plus de mille boules à la fin, je comprends même pas comment c’est possible… Puis on a tapé de la coke chez Chou et ils ont sorti une fiole de LSD, je crois que j’en ai beaucoup trop bu. Après

Trou Blanc

« classique »

Me suis réveillé chez les dars avec une Monelle perchée, elle m’a expliqué que j’étais intenable (elles soupirent d’entendement) et qu’elle m’a ramené pour ma propre sûreté. J’ai traumatisé un premier taxi, puis je suis allé à la gare et y avait un putain de chien, j’ai badé. J’ai fait le dingo (« ça n’a pas du être compliqué » glisse ma sœur) pour pas me faire racketter par ce connard de contrôleur. Tain si vous voyiez ma valise ahahah ! Et euh… C’est joli ce tableau ! Et, je disais quoi ? Ah oui, et pour faire simple, là je suis encore complètement défoncé, tout bouge, j’arrive à rien et c’est à la fois extrêmement délicieux, voluptueux… Bon, j’ai du pur shit en échange, ça vous dit de rouler un spliff des retrouvailles ? Ah, et, vous avez un miroir ? Je sais pas ce qu’elle a ma gueule (elles entonnent la chanson…) z’êtes connes les putes ! T’as un t-shirt au fait ? C’est le seul que j’ai pris…»

Je ne connais pas votre famille mais dans la mienne ce genre d’explications sont tout à fait acceptables, voire valorisées. Elles se tapent une bonne barre avec moi et on bédav’ en déconnant pendant tout l’apéro. Je suis encore un peu plus à même de gérer le monde mais c’est fluctuant, il m’arrive d’être encore frappé par des coups de battes impromptus. La petite fille n’en a toujours pas fini avec moi… On décide de faire un petit tour sur la plage et, avant de partir, ma belle-sœur avocate me glisse à l’oreille :

« prends vingt balles sur toi, rien d’autre, tu vas kiffer bouli »

Pour être tout à fait honnête, je déteste les surprises.

J’accède cependant à sa requête et laisse mon biflard à l’appartement. On longe la mer, ça me fait un bien fou. J’écoute le ressac des vagues en hallucinant sur les dernières couleurs du coucher de soleil. Le sable est encore tiède, l’air marin a un effet stérimar et débouche mes narines qui étaient bloquées depuis mon réveil. Putain de coke de merde. On parle de tout et de rien, parfois le silence règne sans que l’ambiance entre nous en soit affectée, on est stone…

Une petite quinzaine de minutes se passent, toujours d’après ma belle-soeur avocate, avant que la surprise débute. Je remarque un immense bâtiment blanc qui sent l’URSS ou Napoléon d’après moi. Il y a de l’or par endroit, de longues et immenses fenêtres que des spots éclairent d’une façon monumentale. On monte les marches de l’escalier princier blanc et je commence à sauter comme une puce.

Le lutin et la petite fille décident sans me consulter de me tabasser.

Flashback de concert.

Je ne comprends rien aux principes du lieu. Je vois mal car mes lunettes sont comme d’habitude sales, les sons qui bipent et tintent partout m’agressent et les gens me paraissent des zombies incroyablement bien sappés. En plus c’est tout rougeoyant tamisé et j’ai l’impression curieuse d’être de retour à l’indiana, à Paris. Les pensées s’enchainent, elles s’alimentent entre elles et je vais paniquer… Ma sœur sentant que je flanche me prend par la main et me dirige vers la zone où l’on me remet des putains de pièces chelou à la place de mon billet bleu.

Elles me font ensuite visiter les lieux, tentant de me faire apprécier le spectacle vivant sans que l’on reste trop longtemps au même endroit, car elles ont aussi remarqué que les gens me regardent bizarrement. Je sens monter en moi une angoisse diffuse, teinté de fatalisme et l’impression dérangeante d’un vilain remake de Fear and Loathing in Las Vegas. Je cherche presque mon avocate – ma belle-soeur quoi – pour lui demander conseil…

On finit par échouer devant une machine à sous, soit le seul jeu d’argent que je puisse comprendre et apprécier à cet instant sans risquer de passer pour un Saurien déguisé. J’ai très envie de fuir et de gagner de l’argent et ce paradoxe agréable m’intime de jouer. Elles s’asseyent sur les machines aux deux extrémités de la mienne, m’encadrant quoi, et, tout en perdant leurs thunes, elles vérifient régulièrement que j’en fais de même. Après une minute à frénétiquement branler le manche je comprends la consigne de ma belle sœur.

J’ai tout perdu et si envie de continuer…

Je sens que je ne suis pas loin de jouir.

Face à la machine il se passe de ces choses dans ma tête… Je suis fasciné par le pensée du mécanisme agissant derrière cette façade éclairée à grand bruit. J’imagine des séries infinies d’écrous dentés et de roues crantées s’actionnant par la force d’une petite manivelle de bois que seules de minuscules êtres manipuleraient. Je ris de la stupidité des hommes qui ne pensent pas à demander aux petits êtres de les faire gagner puis réalise que c’est de moi dont il faut rire.

J’ai donc un problème avec les jeux d’argent à ajouter à la liste des choses qui peuvent me faire vriller. Lorsqu’elles me disent « on s’barre » je sursaute comme si le Diable m’avait piqué. J’étais perdu dans la machine, absorbée par l’irréel que le cerveau imprimait sur mes rétines.

Mes pensées sont stupides. Les sons me persécutent. Les gens m’oppressent.

Lorsque je me réveille le lendemain, les effets sont toujours là. Les objets ne sont pas stables, l’air ressemble à une sorte de bouillie translucide qu’agitent de temps à autres des essaims d’insectes ou de douces vagues. Les tableaux s’animent au premier regard et je vois respirer toutes les choses qui existent. Ce sera cela pour les soixante-douze prochaines heures que je passe fort heureusement dans ce cocon doux de cannabis à composer de la musique face à la mer. J’écris une seule et unique chanson, une des plus étrange que j’ai pu composer…

La plume me saisit à un moment et trace :

Du rêve d’être l’étoile d’un ciel que seuls des astres verraient.

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